Rigodon : résumé du roman

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    Meudon, 1960 : Céline évoque les visites incessantes des journalistes venus l'interviewer, sa brouille avec Robert Poulet, René Barjavel qui prit sa défense. Quelques souvenirs de l'écrivain chroniqueur le mènent en Allemagne, en 1944, à Rostock, où il décide avec Lili de se rendre à Warnemünde. Dans l'impossibilité de prendre le bateau, ils retournent à Moorsburg, accompagnés de Le Vigan. Le docteur Harras les fait conduire à Sigmaringen.

   Les réfugiés prennent le train, passent d'abord par Leipzig. Un bébé abandonné se trouve dans le compartiment du train. Le Vigan, descendu à la gare d'Ulm, disparaît bientôt. Le train repart pour Sigmaringen. Une fois arrivés, Raumnitz annonce à Ferdinand et Lili qu'ils doivent repartir avec Restif. Le Vigan a, lui, obtenu la permission de passer en Italie, mais le comédien les a abandonnés. Nouveau départ pour Oddort, où la gare est bombardée. Céline et Lili longent la voie de chemin de fer à pied jusqu'à Hanovre. Céline reçoit une brique sur la tête, perd connaissance. Quand il revient à lui, il est temps de s'engager en direction de Lünebourg.

    Bref interméde à Meudon, où Roger Nimier rend visite à Céline.

    Rencontre d'Odile Pomaré qui a en charge un groupe d'enfants handicapés mentaux. La ville d'Hambourg a été dévastée par les bombes. Bébert déniche sous les décombres les restes d'une épicerie engloutie, ce qui permet de trouver à manger pour les enfants. Céline et Lili prennent le train avec les enfants pour gagner le nord. Ils attendent à Flensbourg, rencontrent un officier de la Croix Rouge suédoise qui les aide à passer la frontière et prend en charge les enfants. Arrivée à Korsör puis à Copenhague.

    Ultime retour à Meudon, où l'écrivain prévoit l'arrivée imminente des Chinois à Cognac.

 

"Je lui fais remarquer qu'à Byzance ils s'occupaient du sexe des anges au moment où déjà les Turcs secouaient les remparts... foutaient le feu aux bas quartiers, comme chez nous maintenant l'Algérie... nos Grands-Transitaires vont pas s'en occuper du sexe des anges !... ni de péril jaune ! manger qui les intéresse... toujours mieux !... et vins assortis... de ces cartes ! de ces menus ! ils sont ou sont pas les maîtres du peuple le plus gourmand du monde ? et le mieux imbibé ?... qu'ils viennent, qu'ils osent les Chinois, ils iront pas plus loin que Cognac ! il finira tout saoul heureux, dans les caves, le fameux péril jaune ! encore Cognac est bien loin... milliards par milliards ils auront déjà eu leur compte en passant par où vous savez... Reims... Épernay... de ces profondeurs pétillantes que plus rien existe..."

 

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